Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 15:22

Par femmes de paix

" Je crois que la solution pour ce pays, le seul avenir possible, est la coexistence. Malheureusement, à ce stade, je ne vois pas comment cet avenir peut se concrétiser sans une pression internationale.

Et je crois que le boycott est un outil non-violent qui nous a déjà montré son efficacité. Je demande donc : s’il vous plaît boycottez-moi. "


  Yaël Lerer Editrice israélienne Maison Andalus


 

 

" Il y a peu, nous étions à Gaza. Ce qui m’a vraiment frappée c’est que la population était dans un état de choc en voyant que même après les attaques de décembre - janvier, que même après la mort de centaines d’enfants, la communauté internationale n’avait rien fait pour tenir Israël responsable.

Je veux dire qu’Israël a montré un dédain total, il a joui d’une impunité absolue vis-à-vis du droit international, des lois de la guerre - qui soit dit en passant ont été décrétées à la suite des atrocités commises par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.
Et pourtant, non seulement ces crimes n’ont entraîné aucune conséquence, mais le siège illégal de Gaza est toujours en place.

Ce que dit le BDS, c’est que nos gouvernements ont échoué. Les Nations unies ont échoué. La prétendue communauté internationale est une plaisanterie. Nous devons combler la lacune.

il faut que la lutte palestinienne devienne une affaire populaire, mobilisant les gens à la base, comme dans le cas de la lutte pour l’Afrique du Sud. "


Noami Klein


 

Extraits interview par C.Surasky et publié pour AlterNet 8/09


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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 09:11

Par femmes de paix
http://www.forez-info.com
Écrit par FI   
Jeudi, 27 Août 2009 00:00

Pour la 2e année consécutive, l'association "Solidarité Forez Palestine" organise une marche de la Paix au départ de Bard (mairie) le 6 septembre.


Trois parcours sont prévus: 6 km (de 8h à 15h), 13 km (de 8h à 13h30) et 20 km (de 8h à 12h).

Ravitaillement assuré pour les 13 et 20 km.

Une participation financière sera demandée.

Les fonds seront reversés à des associations palestiniennes.


Jacqueline Crozet, qui appartient également au mouvement des "femmes en noir" rappelle que le comité montbrisonnais organise chaque mercredi place de la mairie à Montbrison, de 17h 30 à 18h 30, une veille en silence et en noir.

 

Une fois par mois, une vente de produits de Palestine et une soirée spéciale prévue au Cinéma Le Rex en octobre.

Contact: J. Crozet au 04 77 96 14 09


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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 23:24

Par femmes de paix


http://electronicintifada.net/v2/article10701.shtml

Jonathan Cook, The Electronic Intifada, 10 août 2009

 

Un couple arabe dont la petite fille âgée d’un an a été expulsée d’une crèche israélienne dès le premier jour de sa venue poursuit en justice une mère juive pour dommages et intérêts, l’accusant d’incitation au racisme contre leur enfant.
Maysa et Shuaa Zuabi, du village de Sulam au nord d’Israël, ont lancé la semaine dernière une action en justice disant qu’ils avaient été « choqués et humiliés » quand la propriétaire de la crèche leur a dit que six parents juifs exigeaient le retrait de leur fille parce qu’elle était arabe.

Dans cette première action légale du genre en Israël, les Zuabis réclament $80.000 à Neta Kadshai qu’ils accusent d’être la meneuse.

On a appris que Dana, la petite fille, était le premier enfant arabe à fréquenter la crèche dans la communauté juive rurale de Merhavia, à moins d’un km de Sulam.

Néanmoins, les avocats des droits humains disent que, vu le champ étroit de la législation anti-raciste en Israël, les chances de succès pour les Zuabis est faible.

Depuis sa fondation en 1948, Israël a mis en place un système d’éducation de ségrégation pratiquement complet entre Juifs et Arabes. Cependant le sous-financement chronique des écoles arabes signifie qu’un petit nombre, mais en augmentation, de parents arabes ont essayé de déplacer leurs enfants dans le système juif.

Dans le cas de Dana, elle avait été admise à la crèche en décembre dernier après que sa propriétaire, Ivon Grinwald ait annoncé au couple qu’il y avait une place vacante. Cependant, le premier jour, six parents menacèrent de retirer leurs propres enfants de la crèche si on ne la retirait pas. 

On dit que surtout Kadshai avait mené une campagne « d’insultes et d’efforts destinés à ce que Dana soit retirée de la crèche, en indiquant clairement que ses enfants ne seraient pas dans la même crèche qu’une petite fille arabe ». Zuabi avait été convoqué le même soir à une réunion dans laquelle Grinwald lui a dit qu’elle ne pouvait pas se permettre de perdre six enfants. Elle lui rendit le contrat qu’il avait signé et les avances qu’il avait payées.

Zuabi a dit que pendant qu’il était dans le bureau, Grinwald avait reçu un coup de fil de Kadshai disant de nouveau du mal de Dana et exigeant son retrait.

Grinwald a refusé de parler aux médias la semaine dernière. Cependant, en décembre dernier, quand les Zuabis s’étaient plaints, elle expliqua à la Radio de l’armée : « Les parents (juifs) l’ont appelée une fille « du secteur (arabe), » ils ont dit que c’était une crèche de jour pour enfants juifs et que cela devait rester ainsi…Je ne sais pas changer le monde, je dois veiller à mes moyens d’existence. »

 

Bien que Israël n’ait pas de constitution, l’avocat des Zuabis, Dori Kaspi, poursuit Kadshai sur la base de la loi fondamentale de 1992 sur la liberté et la dignité humaines, la législation israélienne la plus proche d’une loi de droits.

Dans des cas précédents, quand des enfants arabes étaient exclus d’écoles, les parents avaient lancé une action légale pour discrimination contre les autorités scolaires ou l’école elle-même.

Les avocats doutent que le couple puisse gagner vu l’absence dans la loi de références aux principes d’égalité et d’égales opportunités. Un avocat qui ne désirait pas être nommé a dit : « Des cas comme celui-ci ne sont pas couverts par des lois contre la discrimination. La législation anti-discriminatoire israélienne est très spécifique, couvrant principalement des exemples de  discrimination dans l’emploi  ou l’accès à des lieux publics comme des bars et des clubs. » Et même dans ces cas, a-t-il ajouté, l’application est très laxiste.

 

Les cas d’enfants arabes refusés dans les jardins d’enfants et les écoles primaires sont devenus plus communs ces dernières années, surtout dans la poignée de villes mixtes du pays.

Yousef Jabareen, qui est à la tête de Dirasat, une organisation basée à Nazareth qui surveille les questions d’éducation, a dit que si des parents essayaient de changer leurs enfants vers des écoles juives, c’était à cause des conditions médiocres dans les institutions d’éducation arabe.

« Bien qu’il s’agisse d’une réaction compréhensible, c’est une source d’inquiétude, » a-t-il dit. « Dans les écoles juives, les enfants arabes n’apprennent pas leur langue, leur culture ou leur histoire. On doit sacrifier leur identité arabe pour qu’ils puissent avoir une éducation décente ».

Un rapport publié en mars a révélé que le gouvernement investissait $1.000 dans l’éducation de chaque élève juif pour $190 pour chaque élève arabe. Le fossé est même plus large quand on le compare aux écoles populaires religieuses dirigées par l’état, où les élèves juifs reçoivent neuf fois plus de financement que les élèves arabes.

Il y a aussi officiellement un nombre insuffisant de mille classes pour des enfants arabes, a dit Jabareen,  mais les organisations arabes pensent que le problème est en réalité pire. De plus une proportion significative de bâtiments scolaires arabes existants a été jugée peu sûre et dangereuses pour la santé des enfants.

Dans certaines parties du pays où des écoles religieuses privées sont accessibles, en particulier à Nazareth et à Haïfa, des parents arabes tournent le dos au système géré par l’état, dit Jabareen. On dit que deux tiers des 7.500 élèves arabes dans la ville mixte du nord ,Haïfa, par exemple, fréquentent des écoles privées, malgré le haut niveau de pauvreté dans la population.

En septembre dernier, le Centre légal Adalah pour la minorité arabe d’Israël a forcé la municipalité de la ville mixte de Ramle, près de Tel Aviv, à enregistrer un garçon arabe dans un jardin d’enfants proche de sa maison. Le maire, Yoel Lavi avait préalablement dit aux parents du garçon qu’il ne pouvait pas être admis parce qu’il était arabe et que le jardin d’enfants était uniquement destiné à des enfants juifs.

Jabareen a dit qu’il favorisait des écoles binationales et bilingues  dans lesquelles des enfants juifs et arabes  pouvaient se rencontrer et étudier comme égaux. Néanmoins l’état n’offrait pas de telles écoles aux parents.

Quatre écoles primaires bilingues accueillant des enfants arabes et juifs ont été créées par le privé. Israël n’a pas d’écoles secondaires mixtes.

Mike Prashker, directeur de Merchavim, une organisation plaidant pour une citoyenneté partagée en Israël a dit récemment au journal Haaretz : La réalité israélienne de systèmes d’ éducation ségrégués crée l’ignorance et la peur de « l’autre ».

Un sondage effectué par l’Université de Haïfa a montré que les trois-quarts des élèves juifs considéraient les Arabes comme « non éduqués, non civilisés et sales » ; Une enquête récente de Merchavim a découvert que la ségrégation parmi les élèves était le reflet de la ségrégation parmi les enseignants. Malgré +/- 8.000 enseignants arabes enregistrés comme chômeurs par le ministère de l’Education, seuls quelques douzaines travaillent dans des écoles juives, enseignant surtout l’arabe, même si le système juif souffre d’un manque d’enseignants.

L’ancienne ministre de l’Education, adepte du compromis, a installé l’an dernier un comité public pour développer pour la première fois une politique de « vie partagée » pour les écoles juives et arabes.

 

Le nouveau gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu a annoncé qu’il gelait le rapport en avril.   

 

Jonathan Cook est un auteur et un journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) (Israël et le choc des civilisations: Irak, Iran et le plan pour refaire le Moyen-Orient et Disappearing Palestine: Israel's Experiments in Human Despair (Zed Books) (La Palestine en voie de disparition : les expériences israéliennes en désespoir humain) . Son site est : www.jkcook.net .


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