Par femmes de paix
« Toutes les organisations ont signé un accord pour mettre fin à la grève, » a déclaré Fares Qadura, le représentant de la Société des Prisonniers Palestiniens, après plusieurs heures de négociations entre les responsables des autorités pénitentiaires et les représentants des détenus à la prison d’Asqalon.
L’accord inclut Bilal Thiab et Thaer Halahleh, qui ont tous deux évité de justesse la mort après 77 jours de grève de la faim.
Les deux prisonniers ont accepté les termes de l’accord ce mardi matin, selon leurs familles cités par The Electronic Intifada.
Israël libérera Thiab et Halahleh, ainsi que tous les détenus administratifs à la fin de leur période de détention, et sans renouveler leur emprisonnement.
Sahar Francis, représentante d’ Addameer, l’organisation de défense des prisonniers palestiniens, a déclaré qu’elle était toujours dans l’attente d’une confirmation si Thiab et Halahleh ont été inclus dans l’accord.
« Je ne peux pas confirmer à 100% s’ils sont spécifiquement inclus ou non, mais l’information a été donnée que les représentants des comités de détenus sont sur le point de les informer (de l’accord) ... Espérons que celui-ci les inclura tous, » a-t-elle dit.
Sahar Francis a ajouté que la grève de la faim avait été « très importante » dans la sensibilisation du public sur le sort des prisonniers palestiniens.
« Je pense que c’est une grève de la faim très importante, ce n’est pas la première grève de la faim et historiquement les Palestiniens ont participé à de nombreuses grèves ... mais cette fois-ci ce combat s’est produit dans une ambiance différente, alors qu’il y a eu plus d’activisme au cours des deux dernières années, » déclara-t-elle à un canal radio.
« Cette fois, je pense que la question des prisonniers a été pris plus au sérieux que par le passé. »
Selon des responsables palestiniens, l’Égypte avait rédigé les termes de l’accord au Caire, avec les représentants des prisonniers palestiniens.
Ils ont dit qu’Israël avait accepté le principe d’autoriser les visites familiales pour les détenus originaires de la bande de Gaza, et de mettre fin à l’isolement de 19 détenus.
Les prisonniers sont à la recherche d’un rétablissement de leurs droits en vertu du droit international humanitaire, y compris les visites familiales régulières, la fin de l’isolement et, surtout, la fin de la détention administrative.
Bine que cet accord marque un progrès, la politique de détention administrative unanimement condamnée, par laquelle les prisonniers peuvent être détenus indéfiniment sans inculpation ni jugement, demeure en vigueur.
mardi 15 mai 2012
Al-Akhbar
