Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 22:49

Par femmes de paix

Suite à l’interdiction du colloque prévu à Paris 8 intitulé « Israël : un État d’apartheid ? », Mediapart publie la lettre d’un collectif de chercheurs et de personnalités.

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Le CRIF ferait-il définitivement la loi dans les universités françaises ?

À l’attention de Pascal Binczak, Président de l’Université Paris 8


Monsieur le Président,

Nous tenons par la présente à vous faire part de notre consternation suite à votre décision de retirer l’autorisation que vous aviez préalablement accordée à la tenue du colloque « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël : un État d’apartheid ? », qui devait se tenir les 27 et 28 février prochains dans votre établissement.

Cette décision nous semble particulièrement grave puisqu’elle met en péril la liberté d’expression et les libertés académiques. Les motifs que vous invoquez, et notamment le risque de « troubles à l’ordre public », ne nous semblent guère convaincants au regard des implications de votre décision.

Nous avons en effet appris que la direction de l’Université avait pris connaissance du programme du colloque et de la liste des intervenants avant de donner son accord, et que le Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes avait même attribué une subvention de 2500 euros à l’initiative.

C’est donc bien suite à des pressions, voire des menaces venues de l’extérieur que vous avez décidé de faire machine arrière. Cela nous semble particulièrement préoccupant : l’Université doit-elle se soumettre aux pressions politiques, de quelque ordre qu’elles soient ? N’est-ce pas précisément sa fonction que de permettre que les libertés académiques puissent s’exercer dans les meilleures conditions ?

Nous ne partageons pas nécessairement les vues et les objectifs du colloque des 27 et 28 février. Mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui est en jeu est en effet le droit de mettre en débat dans l’espace public, en l’occurrence dans ce lieu symbolique qu’est l’Université, des travaux et des opinions qui méritent d’être entendues et qui ne sont en aucun cas répréhensibles d’un point de vue légal.

Que le CRIF ne souhaite pas que certaines positions soient défendues est une chose. Qu’une institution universitaire cède à la pression et aux menaces en est une autre. Imaginerait-on un colloque sur le Tibet annulé au motif que des représentants officiels ou officieux du gouvernement chinois menaceraient de troubler l’événement ?

Monsieur le Président, il n’est pas trop tard pour reconsidérer votre décision. Ce serait au contraire tout à votre honneur de revenir à votre position initiale en permettant à ce colloque de se dérouler dans votre établissement, dont chacun mesure le précieux héritage, et de refuser de céder aux injonctions des adversaires de la liberté d’expression.


Pour signer la lettre ouverte, écrire à :
censurecolloqueparis8@gmail.com

Le programme du colloque est disponible en suivant ce lien, sur le blog du Collectif Palestine Paris 8.


Premiers signataires :

-  Gilbert Achcar (Professeur, École des études orientales et africaines, Université de Londres),
-  Catherine Achin (Professeure, Science politique, Université Paris-Est Créteil),
-  Mateo Alaluf (Sociologue, Université Libre de Bruxelles),
-  Nicolas Angelet (Juriste, Université Libre de Bruxelles),
-  Elena Aoun (Politologue, Université Libre de Bruxelles),
-  Loïc Artiaga (MCF, Histoire, Université de Limoges),
-  Houda Ayoub (ENS),
-  Bertrand Badie (Professeur, Science Po Paris),
-  Étienne Balibar (Professeur émérite, Université Paris-Ouest-Nanterre),
-  Sophie Basch (Professeur des Universités, Université Paris-Sorbonne),
-  Sarah Benabou (Anthropologue),
-  Alain Bertho (Anthropologue, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Rudolf Bkouche (Professeur émérite, Université Lille I),
-  Luc Boltanski (Sociologue),
-  Pascal Boniface (Directeur de l’IRIS, IEE Paris VIII),
-  Jean-Raphaël Bourge (ATER, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Nadir Bouzama (Professeur des Universités, UPMF Grenoble, chercheur PACTE CNRS),
-  Alain Brossat (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Sebastian Budgen (Éditeur),
-  François Burgat (Politologue),
-  Judith Butler (Philosophe),
-  Philippe Büttgen (Professeur, Philosophie, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne),
-  Sylvain Cantaloube(CNRS),
-  Vanessa Caru (Historienne),
-  Anissa Castel-Bouchouchi (Professeure de philosophie en classe préparatoire),
-  Cristina Cerami (Chargée de recherche (CR1) au CNRS),
-  Jean-Paul Chagnollaud (Professeur des Universités),
-  Grégoire Chamayou (Philosophe, CNRS-ENS Lyon),
-  Marion Charpenel (ATER, Science politique, Université ParisVIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Suzanne Citron (Historienne),
-  Pierre Clément (MCU honoraire, Didactique de la biologie, Université Lyon I),
-  James Cohen (Professeur, Institut du monde anglophone, Université Paris III),
-  Philippe Corcuff (MCF, Science politique, IEP de Lyon),
-  Olivier Corten (Juriste, Université Libre deBruxelles),
-  Pascal Crozet (Chargé de recherche au CNRS, Université Paris-Diderot),
-  Eric David (Juriste, Université Libre de Bruxelles),
-  Sonia Dayan-Herzbrun (Professeure émérite, Université Paris-Diderot),
-  Laurence De Cock, (Professeure d’Histoire-Géographie dans le secondaire, Université Paris-Diderot),
-  Nelcya Delanoë (Professeure émérite, Université Paris-Ouest Nanterre),
-  Christine Delphy (Directrice de recherche émérite au CNRS),
-  François Dubuisson (Juriste, Université Libre de Bruxelles),
-  Cédric Durand (MCF, Économie, Université Paris XIII),
-  Ivar Ekeland (Président honoraire du conseil scientifique de l’ENS et de l’Université Paris-Dauphine),
-  Gérard Faÿ (Géographe, Université Paris-Diderot),
-  Jacques Fontaine (MCF honoraire, Université de Franche-Comté),
-  Franck Gaudichaud (MCF, Université Stendhal-Grenoble III),
-  Jean-Luc Gautero(MCF, Philosophie des sciences, Université de Nice-Sophia Antipolis),
-  Ferial Ghazoul (Université Américaine du Caire),
-  Yves Gonzalez-Quijano (MCF, Université Lyon II, GREMMO, Chercheur en delegation à l’IFPO Beyrouth),
-  Simon Grivet (Historien),
-  Hugo Harari-Kermadec, (MCF, ENS-Cachan)
-  Samuel Hayat (Chargé de cours, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Philippe Icard (MCF, Droit public, Université de Bourgogne),
-  Richard Jacquemond (Enseignant-chercheur, Université d’Aix-Marseille),
-  Samuel Johsua (Professeur émérite, Université d’Aix-Marseille),
-  Nicolas Jounin (MCF, Sociologie, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Jean-Michel Kantor (Mathématicien, IMJ, Université Paris-Diderot),
-  Razmig Keucheyan(MCF, Sociologie, Université Paris Sorbonne),
-  Azadeh Kian (Professeure de sociologie, Directrice du CEDREF, Université Paris-Diderot),
-  Anne Lagerwal (Juriste, Université Libre de Bruxelles),
-  Christian Lavault (Professeur émérite, Université Paris XIII),
-  Michel Le Bellac (Professeur émérite, Université de Nice-Sophia Antipolis),
-  Hervé Le Crosnier (MCF, Université de Caen et Institut des Sciences de la Communication du CNRS),
-  Frédéric Lebaron(Professeur, Sociologie, Université de Picardie),
-  Olivier Lecour Grandmaison (Historien),
-  Jean-François Legrain (CNRS-GREMMO),
-  Catherine Lévy (Sociologue CNRS à la retraite),
-  Jean-Marc Lévy-Leblond (Professeur émérite, Université de Nice-Sophia Antipolis),
-  Daniel Lindenberg (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Michael Löwy (Sociologue),
-  Henri Maler (MCF, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Amina-Aïcha Malek (Archéologie, CNRS-ENS),
-  Dominique Manotti (MCF en retraite),
-  Gilbert Meynier(Professeur émérite, Université Nancy II),
-  Régis Morelon (Directeur de recherche émérite au CNRS, Histoire des sciences),
-  Hugo Moreno (MCF en retraite, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Pierre Nicodeme (Informatique, CNRS, Université Paris-Nord),
-  Joseph Oesterlé (Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie),
-  Philippe Olivera (Enseignant en lycée, éditeur),
-  Elsa Oréal(Linguistique, CNRS),
-  Anne-Marie Perrin-Naffakh (Professeure des Universités (en retraite), Bordeaux III),
-  Louis Pinto (Sociologue, CNRS),
-  Emmanuelle Picard (Historienne, ENS Lyon),
-  Frédéric Pierru (Politiste, chercheur),
-  Raphaël Porteilla (MCF, Science politique, Université de Bourgogne),
-  Jacques Rancière (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Marwan Rashed (Histoire de la philosophie, ENS),
-  Roshdi Rashed (Directeur de recherche émérite au CNRS, Professeur honoraire à l’Université de Tokyo, histoire et philosophie des sciences),
-  Luciana Romeri (MCF, Langue et littérature grecque, Université de Caen),
-  Olivier Roy (Directeur de recherche au CNRS),
-  Julien Salingue (ATER, Science politique, Université d’Auvergne),
-  Grégory Salle (Sociologue, CNRS),
-  Catherine Samary(MCF, Économie, Université Paris-Dauphine, associée à l’IEE Paris VIII),
-  Fatou Saw (Chargée de recherche au CNRS),
-  Pierre Schapira (Professeur émérite, Mathématiques, Université Pierre et Marie Curie),
-  Jihane Sfeir (Politologue, Université Libre de Bruxelles),
-  Pierre Signoles (Professeur émérite, Université de Tours),
-  Rabah Tahraoui (Professeur, Université de Rouen),
-  Sylvie Tissot (Professeure, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis),
-  Claudio William Veloso (Chercheur indépendant, membre associé du LIS-UPEC),
-  Dominique Vidal (Historien),
-  Dror Warschawski (Chargé de Recherche, CNRS),
-  Clemens Zobel(MCF, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis).

19 février 2012


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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 22:26

Par femmes de paix

 

Ramallah, 21 février 2012 – L’audience de Khader Adnan devant la Haute Cour de justice a été supprimée aujourd’hui, 21 février, seulement quelques minutes avant de devoir avoir lieu. Au 66e jour de grève de la faim de Khader pour protester contre la détention administrative et les traitements inhumains et dégradants par les autorités israéliennes, un des avocats de Khader a négocié un accord avec le procureur militaire israélien comme quoi Khader serait libéré le 17 avril au lieu du 8 mai et que son ordre de détention administrative ne serait pas renouvelé. L’avocat d’Addameer Samer Sam’an essaie activement d’obtenir la permission de visiter Khader pour confirmer si oui ou non il continue sa grève de la faim. 

 

Khader avait déclaré précédemment aux avocats de Addameer que bien qu’il revendiquait une libération immédiate et inconditionnelle, les exigences minimum qu’il envisagerait pour mettre fin à sa grève de la faim serait la garantie qu’il ne recevrait pas un nouvel ordre de détention administrative et que la durée de sa détention commencerait à partir du jour de son arrestation le 17 décembre 2011 et non à partir de la date de réception de son ordre de détention administrative, le 8 janvier 2012. Les dispositions de l’accord obtenu aujourd’hui, telles qu’elles ont été annoncées par l’avocat impliqué rencontrent ces exigences minimum. Cependant, si du nouveau « matériel secret » sur lequel est basé la détention administrative, se présente lui-même endéans les deux mois suivants, il y aurait encore des arguments pour le renouvellement de l’ordre de détention administrative. Cet avertissement vaut avec des accords similaires faits dans le passé, dans lesquels des autorités israéliennes laissent la porte ouverte à des ré-arrestations. Addameer maintient que le fait que les autorités israéliennes aient négocié la durée de sa détention, en plus d’accepter  une libération plus rapide, révèle pour commencer qu’il n’y avait pas de motifs pour son arrestation administrative. Son ordre de détention administrative, comme c’est le cas de beaucoup d’autres détenus administratifs, est basé sur la menace supposée qu’il pose pour « la sécurité de l’état d’Israël ». Cependant, si des autorités israéliennes reconnaissent qu’il ne sera pas une menace le 17 avril, comme dans l’accord d’aujourd’hui, il ne pose sûrement pas une menace aujourd’hui et son cas apporte des preuves supplémentaires de la politique de détention arbitraire d’Israël.

 

Addameer réitère son appel pour sa libération immédiate et inconditionnelle et la libération de 308 autres détenus administratifs. La préoccupation principale de Addameer reste la santé de Khader, dans une situation critique après deux mois de grève de la faim.

 Que Khader continue ou non sa grève de la faim, il doit recevoir des arrangements convenables pour observer la condition de sa santé, qui connaît maintenant probablement des conséquences irréversibles. S’il décide de mettre un terme à sa grève de la faim, les complications potentielles  d’une grève de la faim aussi prolongée demanderont des soins urgents et en confiance, ce qui ne peut être fourni que s’il est libéré. Addameer continue à saluer Khader Adnan pour l’incroyable fermeté à contester la politique d’Israël de tenir des Palestiniens en détention sans inculpations ou procès, ce qui est en violation avec le droit international.

 

En outre, Addameer remercie toutes les personnes et institutions qui ont fait le choix de ne pas ignorer les violations des droits humains élémentaires commises contre des prisonniers palestiniens sur une base quotidienne et qui ont exprimé leur soutien explicite pour Khader et ses compagnons prisonniers. La date décidée pour la libération de Khader, tombe ironiquement lors de la Journée du prisonnier palestinien qui servira à se souvenir des milliers d’autres prisonniers politiques palestiniens qui restent en détention israélienne.

www.addameer.org


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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 16:35

Par femmes de paix

Chers tous,

 

Merci pour votre action et soutien. Jusqu’ici, la pétition a récolté plus de 4000 signatures. Elle restera en ligne et une copie à jour sera envoyée bientôt à  l’ICRC. 

                                                                                                                     Aujourd’hui, Khader Adnan est encore toujours emprisonné, mais il continue sa grève de la faim avec une volonté de fer pour VIVRE LIBRE et entreprendre de  nouvelles actions est nécessaire ainsi que d’augmenter la pression pour sauver  la vie de Khader.

 

Je suggère que vous envoyiez une lettre à l’autorité israélienne. Samidou, le réseau de solidarité palestinien pour les prisonniers a créé une lettre modèle que chacun peut envoyer à l’autorité israélienne et elle est très facile à utiliser. SVP, investissez moins d’une minute pour envoyer la lettre. Khader Adnan est dans un état très critique et chaque pas que nous faisons pourrait lui sauver la vie.

 Il est urgent que les autorités israéliennes entendent que le cas de Khader Adnan est suivi internationalement, et que les gens dans le monde soutiennent sa lutte pour la liberté et la justice et celle de ses collègues prisonniers. Suivez le lien ci-dessous pour envoyer une lettre de protestation aux autorités israéliennes.http://samidoun.ca/2012/02/take-action-for-hunger-striking-palestinian-prisoner-khader-adnan/#letter 

Pour des informations sur l’état de santé de Khader Adnan visitez le site Internet de Médecins pour les droits humains sur ;

http://www.phr.org.il

(…)

 Merci. Anan Odeh

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Traduction du texte de la lettre :

 

Au Brigadier Général Dani Afroni, Juge- Procureur général militaire,

 

Je vous écris pour insister que le prisonnier politique palestinien, actuellement en grève de la faim depuis plus de 55 jours soit libéré immédiatement et inconditionnellement. L’action du tribunal militaire dans ce cas – réaffirmant sa détention arbitraire sans inculpation, sans procès, avec des preuves secrètes- est de facto une condamnation à mort. Khader Adnan est un symbole de résistance, de ténacité et de justice, et il doit être libéré immédiatement ;

                                         

Khader est une victime de torture et de mauvais traitements. Il est détenu sans inculpation ou procès avec des preuves secrètes. C’est la huitième fois qu’Israël emprisonne Mr. Adnan sans inculpation ou sans procès, où il rejoint 300 prisonniers palestiniens en détention administrative.

La vie de Khader Adnan – et la vie de milliers de prisonniers palestiniens – est précieuse pour moi et pour les gens dans le monde. Les yeux du monde sont braqués sur le cas de Khader Adnan et le gouvernement israélien est pleinement responsable pour sa santé et sa vie.

 

La détention préventive viole le droit à un procès honnête tel que c’est reconnu par la Concention internationale des droits politique et civils. C’est une pratique qui est utilisée pour réduire au silence les Palestiniens sans jamais exposer la réalité de telles actions ouvertement – même dans des systèmes de tribunaux militaires factices.

 

De plus, je me joins à la revendication de prisonniers palestiniens de mettre fin non seulement aux détentions administratives, mais aussi à l’usage de l’isolement et de l’emprisonnement  solitaire et la torture, qui tous les deux ont été infligés à Khader Adnan et d enombreux autres prisonniers palestiniens.

 

La vaillante grève de la faim de Khader Adnan est un cri pour la liberté qui a été entendu dans le monde. Il doit être libéré immédiatement et sans conditions.

 

Sincerely,

 


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